Actions climatiques : l’immobilier au centre des débats

Notre planète connaît une crise écologique majeure. Des centaines d’espèces disparaissent chaque semaine, et l’emprunte que l’homme laisse derrière lui est de plus en plus marquée. Ce ne sont pas les quelques climato-sceptiques qui pourront prouver le contraire : le climat et la biodiversité sont fortement impactés par notre activité.

Les plus pessimistes diront qu’il est déjà trop tard. Pourtant, la tendance peut encore s’inverser si tout le monde change peu à peu sa manière de vivre et de consommer. Au centre des débats depuis plusieurs années, l’immobilier est l’un des principaux secteurs concernés. Il représente à lui seul près d’un tiers des émissions de carbone dans l’atmosphère.

Émissions de carbone et immobilier : un combat perdu d’avance ?

Absolument pas. Le secteur du bâtiment est en pleine mutation. Le parc immobilier français connaît un renouveau sans précédent. Les nouvelles constructions sont désormais inscrites dans un cadre plus écologique, qui prend en compte l’efficacité énergétique. On parle alors de bâtiment durable. Près de 70% des nouvelles constructions prennent en compte la question énergétique en amont du chantier. Un chiffre bien plus important qu’il y 10 ans, qui prouve bien la volonté du secteur de se renouveler.

Et la tendance est la même dans l’ancien. Les rénovations de bâtiments se font maintenant sous couvert de professionnels de l’énergie. Ils s’assurent que les dépenses énergétiques seront abaissées au strict minimum.

Des progrès visibles, mais terriblement lents

Malheureusement, comme le rappelle le Monde, le travail est de taille. Les actions entreprises dans la construction du neuf ne représentent que 1% du parc immobilier total. 19 millions de bâtiments ont été construits avant 1975, quand aucune réglementation n’existait encore en ce qui concerne les besoins thermiques.

Le travail à effectuer est donc titanesque, mais pas insurmontable. D’ici à 2050, les émissions de carbone liées à l’immobilier devraient avoir diminué de 30%. Un objectif ambitieux, soutenu par des aides financières comme les prêts à taux zéro sous certaines conditions.

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